Partager sur email
Envoyer par email

Les aliments ultra transformés : quels sont leurs risques sur notre santé ?

News numéro 19 : juillet 2021

Durant ces dernières années, nos habitudes alimentaires se sont modifiées dans le sens d’une augmentation d’aliments ultra transformés.

Les aliments sont classés en 4 groupes selon leur degré de transformation (classification NOVA ) :
– groupe 1 : Aliments non transformés :  les produits bruts
– groupe 2 : Aliments peu transformés :  les ingrédients culinaires (épices, sel, sucre…)
– groupe 3 : Aliments transformés :  les produits bruts emballés auxquels on a ajouté des ingrédients culinaires = produits cuisinés « comme à la maison »

– groupe 4 : Aliments ultra transformés :

  • Représentés par les boissons gazeuses, les bonbons, les glaces, les céréales sucrées etc..
  • Ces aliments passent par de multiples processus qui les dénaturent. Ils sont riches en sucre, en sel, en graisses saturées. Ils sont pauvres en vitamines et en fibres, ils contiennent des additifs tels que nitrite de sodium, dioxide de titanium et des pigments alimentaires. Par ailleurs, ils sont altérés lors de leur transport par les emballages qui contiennent du bisphénol A.
  • Ils représentent près de 50% de l’apport calorique moyen de la population. Pourquoi une telle consommation ?  La publicité, leur abondance dans les supermarchés, leur longue durée de conservation et leur facilité d’utilisation sont certainement des facteurs explicatifs.
  • Quels sont leurs risques ?
Ils augmentent la réponse glycémique et diminuent l’effet de satiété entrainant un risque d’obésité et de diabète.
La présence d’une grande quantité de sel, de sucre et de graisses favorisent l’hypertension artérielle, les  maladies cardiovasculaires et les cancers.
  • Ces effets néfastes ont été prouvés par une équipe de chercheurs en épidémiologie nutritionnelle  qui ont réalisé des études à partir des cohortes nutrinet-santé .

La consommation alimentaire des participants est évaluée par des enregistrements de 24h répétés sur 2 ans (en moyenne 6/participant). Il a été démontré que les personnes consommant plus de produits UT étaient plus jeunes, moins diplômés, célibataires, en surpoids et sédentaires.
Ont été publiés les résultats de 3 études épidémiologiques, la 1ère en 2018 sur les cancers, les 2 autres en 2019 : l’une sur la mortalité, l’autre sur les risques cardiovasculaires.
Dans la 1ère portant sur 104 980 personnes (Thibaul Fiolet) a été rapporté un grand nombre de cancers (2 228) dont 639 cancers du sein, 281 de la prostate et 153 colo rectaux.
La 2de étude  (Dr Laure Scnhabel) concernant la mortalité a porté sur 44 551 participants dont 73% de femmes âgées en moyenne de 56 ans. Les produits ultra transformés représentaient 29% des calories totales. 602 décès (1,4%) ont été notés dont 219 par cancer et 34 par maladies cardiovasculaires.
La 3ème étude (Dr bernard Srour) avait pour objectif de déterminer les risques cardiovasculaires. Elle a porté sur 105 159 personnes. Ont été retrouvés 1 409 cas de maladies cardio vasculaires dont 665 maladies coronariennes et 829 AVC.

Compte tenu de ces résultats un rapport a été fait à l’assemblée nationale et des propositions ont été données :
– Diminuer la quantité de sel et d’additifs
– Améliorer les emballages
– Diminuer les publicités
Objectif : diminuer de 20% les produits ultra transformés.

Pour en savoir plus :
– Consommation d’aliments ultra-transformés et risque de cancer : résultats de la cohorte prospective NutriNet-Santé
Association entre la consommation d’aliments ultra transformés et le risque de mortalité chez les adultes d’âge moyen en France
– Apport alimentaire ultra-transformé et risque de maladie cardiovasculaire : étude de cohorte prospective (NutriNet-Santé)

Partager sur

Partager sur facebook
Facebook
Partager sur linkedin
LinkedIn

Nos 8 livrets de recettes

Commander

Nos livrets de recettes